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Contentieux immobilier et droit de la construction

Maître Marie SIMOES intervient exclusivement pour les professionnels du BTP et de la promotion immobilière : promoteurs, maîtres d’ouvrage, entreprises générales, sous-traitants, architectes.

Sa pratique du contentieux immobilier repose sur une connaissance directe des contrats de construction, de leur articulation avec les marchés de travaux et des contraintes propres à l’environnement du chantier. Elle intervient à tous les stades du litige : phase amiable, procédures d’urgence, représentation devant les juridictions civiles et administratives, coordination des recours en garantie entre les différents intervenants à l’acte de construire.

Le cabinet est basé à Paris et intervient sur l’ensemble du territoire national.

Litige actif en BTP ou VEFA, quelles priorités

Une mise en demeure restée sans réponse, une entreprise absente du chantier depuis plusieurs semaines, une livraison VEFA annoncée imminente depuis six mois : ce sont les situations qui justifient une action sans délai

Dans un litige de chantier, la durée entre l’apparition du problème et la prise en charge juridique a des conséquences directes sur les leviers disponibles. Certains recours deviennent inaccessibles si la procédure est engagée trop tardivement. D’autres nécessitent des actes conservatoires immédiats pour préserver la valeur probatoire des constats.

Signaux qui justifient une consultation sans attendre :

  • Mise en demeure envoyée, sans réponse au-delà du délai imparti
  • Retard de livraison dépassant le seuil de tolérance contractuelle
  • Refus de l’entreprise de lever les réserves émises à la réception
  • Sinistre affectant l’ouvrage, non déclaré auprès de l’assureur dommage-ouvrage
  • Factures impayées sur marché, contestation du décompte final

Abandon de chantier, malfaçons et VEFA en retard

L’abandon de chantier se caractérise par l’arrêt injustifié des travaux et l’absence de reprise après mise en demeure formelle. Il ne se confond pas avec un simple retard : l’entreprise est physiquement absente, aucune date de reprise n’est communiquée. 

Les conséquences sont immédiates : 

    • pénalités de retard
    • surcoûts de reprise par une autre entreprise
  • préjudice sur la livraison finale.

Elles nécessitent une qualification juridique précise avant toute décision.

Les malfaçons post-réception suivent une logique différente selon le moment de leur découverte. Celles détectées à la réception doivent être consignées en réserves : sans cette formalité, la garantie de parfait achèvement est compromise. Celles apparaissant après la levée des réserves relèvent, selon leur nature, de la garantie décennale ou de la garantie biennale. Déterminer le régime applicable conditionne l’identité du responsable et le délai d’action.

En VEFA, le retard de livraison ouvre droit à des pénalités contractuelles encadrées par la loi. Mais le promoteur peut opposer des causes légitimes de suspension du délai — intempéries, recours de tiers, force majeure. Analyser la solidité de ces arguments avant d’entamer une négociation évite de partir sur des bases mal calibrées.

 

Résoudre un litige immobilier sans audience

Un dirigeant de PME BTP qui engage une procédure judiciaire prend deux risques simultanément : un coût significatif et une détérioration possible des relations commerciales. La résolution amiable d’un litige de construction n’est pas à prendre à la légère : c’est une stratégie à part entière, qui peut aboutir dans des délais plus courts qu’une procédure judiciaire et préserver la viabilité d’une collaboration future.

Cette résolution amiable suppose néanmoins d’être conduite avec rigueur. Une négociation informelle, non encadrée juridiquement, expose à des accords partiels qui ne soldent pas l’ensemble des préjudice. Elle peut aussi créer des précédents contractuels défavorables si certains échanges sont interprétés comme une reconnaissance tacite de responsabilité.

Négociation amiable et protocoles transactionnels

Courriers, réunion contradictoire, expertise amiable, médiation : les formes de négociation sont multiples et n’ont pas la même portée juridique.

Le protocole transactionnel est le seul instrument qui éteint définitivement le litige. Une fois signé, il est irrévocable. Un champ mal délimité peut laisser ouvertes des prétentions que l’une des parties croyait closes ou effacer des droits qu’elle n’avait pas identifiés.

Point souvent négligé : les délais de prescription continuent de courir pendant les négociations. Pour la responsabilité décennale, ce délai est de dix ans à compter de la réception. S’il expire en cours de négociation, le recours est définitivement fermé.

 

Trois erreurs qui aggravent un litige de construction

 

Erreur Conséquence directe Bonne pratique
Signer la réception sans réserves sous pression du planning Extinction de la garantie de parfait achèvement sur les malfaçons apparentes. Les recours ultérieurs sont limités aux garanties légales, plus contraignantes à mettre en œuvre. Émettre les réserves par écrit lors de la réception, même si leur levée est envisagée rapidement. Consulter un avocat avant de signer un procès-verbal contesté.
Attendre avant d’envoyer la mise en demeure Les délais de prescription continuent de courir : 10 ans pour la décennale, 1 an pour le parfait achèvement, 2 ans pour les garanties biennales. Une action engagée hors délai est irrecevable. Envoyer la mise en demeure dès la constatation du désordre, par lettre recommandée avec AR, en identifiant précisément les manquements.
Régler un différend par simple échange de mails non formalisé Situation de preuve incertaine : un mail peut valoir aveu partiel ou engagement contractuel selon son contenu. Le juge en tient compte. Formaliser tout accord, même partiel, dans un document signé. Faire relire les échanges sensibles avant envoi.

 

Domaines du contentieux immobilier professionnel

Maître Marie SIMOES intervient exclusivement pour les professionnels du secteur BTP et de la promotion immobilière. Son périmètre couvre l’ensemble des contentieux susceptibles d’affecter un projet de construction, de la phase de permis à la levée des garanties post-réception. Chaque dossier est traité par un avocat spécialisé en droit de la construction, sans délégation à un collaborateur généraliste.

Marchés de travaux, sous-traitance et garanties

Les litiges sur marchés de travaux privés portent le plus souvent sur des différends relatifs aux décomptes généraux définitifs, aux retards d’exécution non soldés contractuellement ou à la contestation de la qualité des prestations. Les marchés publics obéissent à un cadre procédural spécifique qui requiert une maîtrise technique des règles applicables.

En sous-traitance BTP, le défaut d’agrément du sous-traitant par le maître d’ouvrage est une source fréquente de contentieux : il peut priver l’entreprise principale de tout recours, tout en ouvrant un recours direct du sous-traitant contre le MOA en vertu de la loi du 31 décembre 1975. L’articulation entre ces régimes conditionne la stratégie à adopter.

Sur les garanties post-réception, la garantie décennale couvre les désordres compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination pendant dix ans. Elle est mise en œuvre via l’assurance dommage-ouvrage, dont le refus de prise en charge peut faire l’objet d’un recours distinct. Marie SIMOES intervient tant en défense des constructeurs assignés qu’en demande pour les maîtres d’ouvrage lésés.

Bail commercial et recouvrement de créances BTP

Le bail commercial intéresse les promoteurs et investisseurs qui valorisent leurs actifs immobiliers en les louant à des entreprises commerciales. Les litiges portent généralement sur l’exécution des clauses de travaux, la révision du loyer, le renouvellement refusé ou la résiliation anticipée. Ces contentieux s’inscrivent dans une logique de stratégie patrimoniale et de valorisation d’actifs professionnels.

Le recouvrement de créances BTP est un sujet à part entière pour les entreprises de construction confrontées à des impayés. Les délais légaux de paiement dans le secteur créent des obligations précises dont la méconnaissance fragilise les procédures ultérieures. L’injonction de payer, le référé-provision et l’assignation en paiement sont des outils distincts : le choix entre eux dépend du montant, de l’urgence et des éléments de preuve disponibles.

Permis de construire et contentieux urbanisme

Un permis de construire obtenu peut faire l’objet d’un recours de tiers dans un délai de 2 mois suivant son affichage. Ce recours suspend le démarrage ou la poursuite des travaux dans la plupart des cas, avec des conséquences directes sur le calendrier de l’opération et les engagements de livraison pris auprès des acquéreurs.

Maître Marie SIMOES intervient en défense du pétitionnaire face à un recours abusif, en attaquant la recevabilité du requérant ou le bien-fondé du recours devant le tribunal administratif. Elle intervient également en demande lorsqu’un refus de permis ou un retrait d’autorisation est contestable. Les contentieux sur déclarations préalables de travaux, modifications de permis et recours hiérarchiques obéissent au même cadre procédural, avec des délais souvent très courts.

Préparer sa consultation en contentieux immobilier

La première consultation en contentieux immobilier n’est pas une démarche administrative : c’est un diagnostic juridique. Elle permet d’analyser les pièces contractuelles, d’identifier la situation de droit, d’évaluer les leviers disponibles et d’estimer les délais et risques associés à chaque option. Ce premier échange n’engage pas à l’action contentieuse.

Plus le dossier soumis est complet, plus l’analyse est précise:

  • Contrat de construction : marché de travaux, VEFA, bail commercial selon le cas et avenants signés
  • Devis, situations de travaux, décomptes
  • Procès-verbal de réception, avec ou sans réserves
  • Échanges écrits avec la partie adverse : courriers, mails, comptes rendus de chantier
  • Mises en demeure déjà envoyées ou reçues
  • Photographies des désordres ou malfaçons constatés
  • Polices d’assurance applicables : dommage-ouvrage, RC décennale, protection juridique

 

Marie SIMOES examine l’ensemble de ces éléments pour identifier les points de fragilité du dossier, les délais impératifs à respecter et la stratégie la mieux adaptée à la situation : résolution amiable, référé ou procédure au fond.

Questions Fréquentes

Comment choisir son avocat en contentieux ?

Pour un professionnel du BTP, le critère déterminant n’est pas la taille du cabinet : c’est la spécialisation effective en droit de la construction. Un avocat capable de lire un CCAG Travaux, d’analyser une police dommage-ouvrage ou d’identifier les enjeux d’un marché à forfait sans explication préalable n’a pas le même positionnement qu’un généraliste qui touche à l’immobilier. Lors du premier rendez-vous, il est utile de vérifier que l’avocat maîtrise à la fois la voie amiable (protocoles, expertise contradictoire) et la voie judiciaire. La capacité à évaluer les risques de manière réaliste, sans promettre de résultat, est un indicateur de sérieux.

Quel est le coût d’un avocat en contentieux ?

Les honoraires dépendent du mode de facturation retenu, de la complexité du dossier et des phases de procédure impliquées. Les modes courants sont le taux horaire, le forfait par phase et, dans certains cas, un honoraire de résultat complémentaire. La convention d’honoraires est obligatoire et doit être signée avant toute intervention. Il est utile de vérifier si vos contrats d’assurance incluent une garantie de protection juridique : certaines polices RC professionnelle ou multirisques prennent en charge tout ou partie des frais d’avocat dans le cadre d’un litige lié à l’activité.

Pour connaître les conditions d’intervention de Maître SIMOES, le plus direct est de le demander lors du premier rendez-vous.

Quelle durée pour un contentieux immobilier ?

La durée varie fortement selon la voie choisie. Un référé peut aboutir à une décision en un à trois mois. Une procédure au fond devant le tribunal judiciaire prend entre dix-huit mois et trois ans en première instance, davantage en appel. En construction, l’expertise judiciaire est fréquemment ordonnée par le juge pour établir la réalité des désordres et leur imputabilité : elle allonge la procédure de six à dix-huit mois, mais elle constitue souvent le socle probatoire sur lequel repose la décision finale. La résolution amiable encadrée par un protocole transactionnel peut aboutir en quelques semaines si les parties sont disposées à négocier.

À quel stade consulter un avocat pour un litige ?

Il n’existe pas de stade trop précoce. Une consultation préventive est souvent moins coûteuse qu’une intervention curative. Elle permet d’anticiper les délais de prescription, de calibrer les demandes et de choisir le bon vecteur de communication avec la partie adverse. Même un dossier engagé depuis plusieurs mois peut faire l’objet d’une reprise en main, à condition que les délais légaux n’aient pas expiré. Le seul scénario qui ferme définitivement des recours, c’est l’inaction prolongée au-delà des délais impératifs.

Quelle juridiction pour un litige de chantier ?

La juridiction compétente dépend de la nature des parties et du contrat. Entre deux sociétés commerciales, le tribunal de commerce est compétent. Lorsque le litige oppose une entreprise à un maître d’ouvrage non commerçant, c’est le tribunal judiciaire qui s’applique. Les recours contre des décisions administratives relèvent du tribunal administratif. Les marchés de travaux comportent fréquemment des clauses attributives de juridiction qui dérogent à ces règles générales : leur validité entre professionnels est soumise à conditions. Une erreur de tribunal peut entraîner le renvoi du dossier, avec perte de temps et de frais.

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