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Droit de l'urbanisme et droit de la construction au service des professionnels immobiliers

Maître Marie SIMOES intervient en droit de l’urbanisme exclusivement pour des professionnels du BTP et de la promotion immobilière — promoteurs, maîtres d’ouvrage, architectes, investisseurs — qu’il s’agisse de défendre un permis contesté, de contester un refus ou de sécuriser un projet en amont. 

Cette orientation exclusive vers les professionnels du BTP et de la promotion immobilière conditionne l’ensemble de sa pratique : connaissance des contraintes de chantier, intégration des enjeux financiers dans l’évaluation de la stratégie, capacité à intervenir en urgence dans le cadre d’un référé suspension. Sa double compétence en droit de l’urbanisme et en droit de la construction lui permet de traiter les dossiers dans lesquels les deux matières se croisent, ce qui est fréquent dès qu’une autorisation est contestée en cours de réalisation.

Le cabinet est basé à Paris et intervient sur l’ensemble du territoire national.

Votre permis est attaqué par un tiers

Tout tiers disposant d’un intérêt à agir (voisins, associations, autre opérateur) peut déposer un recours dans les deux mois suivant l’affichage du permis sur le terrain, avec des conséquences directes sur le calendrier et le financement de l’opération.

La notion d’intérêt à agir n’est pas automatique. Depuis l’ordonnance n° 2013‑638 du 18 juillet 2013, complétée par la loi ELAN du 23 novembre 2018, l’intérêt à agir contre les autorisations d’urbanisme est strictement encadré par les articles L. 600‑1‑2 et L. 600‑1‑3 du code de l’urbanisme, ce qui conduit le juge à contrôler de manière plus restrictive la réalité de l’atteinte aux conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance du bien du requérant.

Maître Marie SIMOES analyse la recevabilité du recours notifié et détermine la stratégie adaptée : contestation de l’intérêt à agir, argumentation au fond sur la légalité du permis ou négociation pour désamorcer le litige avant l’audience.

Délais à connaître

  • 2 mois : délai de recours des tiers à compter du premier jour d’affichage continu et régulier du permis sur le terrain
  • Suspension en référé : peut être demandée dès l’introduction du recours contentieux, le juge statue en urgence
  • 12 à 24 mois : délai de jugement au fond en première instance, variable selon les juridictions

Suspension du permis et impact sur le chantier

La question qui se pose en premier pour un maître d’ouvrage dont le permis est attaqué est concrète : faut-il arrêter le chantier ? La réponse dépend directement de l’existence ou non d’une suspension en référé.

Le dépôt d’un recours contentieux ne suspend pas automatiquement les travaux. Pour obtenir l’arrêt du chantier, le requérant doit saisir le juge des référés et démontrer deux conditions cumulatives : un doute sérieux sur la légalité du permis et une situation d’urgence. Si ces conditions ne sont pas réunies, le chantier peut légalement se poursuivre pendant toute la durée de la procédure.

Lorsqu’une demande de suspension est déposée, Maître Marie SIMOES intervient pour y résister : démonstration de la légalité du permis, contestation de l’urgence alléguée, argumentation sur le caractère disproportionné d’un arrêt des travaux au regard des intérêts en présence. Si la suspension est néanmoins prononcée, elle est immédiate et s’impose à l’opérateur sans délai.

Refus de permis, quels recours exercer

Recevoir un arrêté de refus ne signifie pas que le projet est définitivement bloqué. Le refus est une décision administrative susceptible d’être contestée selon deux voies. Le choix entre elles n’est pas neutre : il dépend du motif de refus, de l’enjeu financier de l’opération et du calendrier que l’opérateur peut se permettre.

La première voie est le recours gracieux devant la mairie, la seconde est le recours contentieux devant le tribunal administratif. L’une est plus souple et plus courte ; l’autre est juridiquement plus structurante. Les deux peuvent être combinées si les délais le permettent.

Critère Recours gracieux Recours contentieux
Destinataire Mairie ayant delivre le refus Tribunal administratif competent
Delai de depot 2 mois a compter de la decision de refus 2 mois a compter de la decision de refus ou de la decision implicite de rejet
Effet sur le delai contentieux Interrompt le delai de recours contentieux Sans objet
Resultat possible Retrait du refus ou maintien de la decision Annulation du refus ou rejet de la requete
Duree moyenne 2 a 4 mois 12 a 24 mois

Recours gracieux devant la mairie

Lorsqu’un refus repose sur une erreur d’interprétation du règlement de zone ou un vice de forme, le recours gracieux consiste à demander à la mairie de réexaminer sa décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du refus.

Son avantage principal : il interrompt le délai de recours contentieux. Si la mairie confirme son refus ou ne répond pas, un nouveau délai court pour saisir le tribunal administratif. En revanche, cette voie ne suspend pas le calendrier de l’opération — chaque mois de procédure a un coût. Marie SIMOES évalue dossier par dossier si elle est pertinente ou contre-productive.

Recours contentieux au tribunal administratif

Le recours contentieux est introduit devant le tribunal administratif du ressort de la commune, dans un délai de deux mois à compter de la décision de refus, explicite ou implicite.

La requête en annulation peut s’appuyer sur plusieurs fondements : vice de forme, erreur de droit, méconnaissance du plan local d’urbanisme, erreur manifeste d’appréciation. La qualification précise des moyens dès le dépôt est déterminante, une requête mal construite est difficile à rattraper. En cas de rejet, la décision peut être portée devant la cour administrative d’appel, puis devant le Conseil d’État en cassation.

Contester le permis d’un projet concurrent

Un promoteur peut être directement impacté par le permis d’un projet voisin : gabarit incompatible, accès bloqué, emprise visuelle affectant la commercialisation d’un programme. Contester un permis de construire accordé à un tiers devient alors une option à évaluer méthodiquement.

La condition préalable est de démontrer un intérêt à agir au sens du code de l’urbanisme. Depuis la loi ALUR de 2014, le juge contrôle rigoureusement la réalité du préjudice : être opérateur dans le secteur ne suffit pas. Il faut établir un lien concret entre le projet contesté et le préjudice subi. Un recours infondé expose à des dommages et intérêts pour recours abusif (article L. 600-7 du code de l’urbanisme). Une analyse préalable de recevabilité est indispensable avant d’engager toute procédure.

Délais et étapes d’un recours tiers

Le délai de recours court à partir du premier jour d’affichage continu et régulier sur le terrain — et non de la délivrance du permis. Toute irrégularité dans l’affichage reporte le point de départ du délai, exposant le pétitionnaire à des recours tardifs.

Les tiers disposent de 2 mois pour déposer leur requête, les associations de 2 mois. Dans les 15 jours suivant le dépôt, le requérant doit notifier le recours au pétitionnaire et à la mairie. L’absence de notification au pétitionnaire entraîne l’irrecevabilité du recours.

Une fois le délai expiré sans contestation, la purge des recours est acquise : le permis est définitivement sécurisé, ce qui conditionne généralement le déblocage des financements bancaires et la levée des réserves des garants.

Sécuriser votre projet en amont du dépôt

  • La majorité des recours tiers qui prospèrent devant le juge s’appuient sur des irrégularités présentes dans le dossier dès le dépôt. Une analyse juridique préventive permet d’en réduire sensiblement le risque, avant même que la procédure d’instruction ne commence.

    Le rôle de l’architecte et celui de l’avocat sont complémentaires mais distincts. L’architecte conçoit et dessine le projet ; l’avocat vérifie la conformité aux règles d’urbanisme applicables, identifie les servitudes susceptibles de contraindre le programme et s’assure que le dossier de demande ne contient aucune fragilité exploitable par un tiers. Cette démarche de faisabilité juridique réduit les risques de refus et renforce la solidité du permis face aux éventuelles contestations ultérieures.

    Un dossier incomplet ou comportant des pièces non conformes expose à des demandes de compléments qui suspendent le délai d’instruction et retardent l’obtention du permis. Une autorisation connexe oubliée, déclaration préalable, permis d’aménager, autorisation ERP, peut fragiliser l’ensemble du montage. Maître Marie SIMOES intervient pour identifier ces points de faiblesse avant qu’ils ne se transforment en motifs de refus ou en arguments de recours.

    • Conformité du projet au règlement de zone du PLU
    • Identification des servitudes d’utilité publique et privées grevant le terrain
    • Vérification des règles de prospect, de hauteur maximale et d’emprise au sol
    • Contrôle des seuils déclenchant l’obligation de permis de construire
    • Vérification des autorisations connexes nécessaires
    • Analyse des Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) applicables
    • Anticipation des consultations obligatoires (ABF, Commission des sites, etc.)

    Analyse du PLU et des contraintes applicables

    La lecture du plan local d’urbanisme dans le cadre d’un projet professionnel n’est pas un exercice de confirmation : c’est une analyse critique des règles en vigueur, de leur interprétation et des zones d’incertitude qu’elles génèrent. Un opérateur expérimenté sait lire un PLU. Mais, il peut sous-estimer les pièges liés aux zones de transition entre secteurs, aux modes de calcul divergents selon les communes, ou aux règles d’OAP qui conditionnent la forme et la destination du projet.

    Les sources à croiser sont multiples : le règlement et le plan de zonage du PLU, les Orientations d’Aménagement et de Programmation, les servitudes d’utilité publique annexées, et les règles nationales d’urbanisme qui s’appliquent en l’absence de dispositions locales. Pour les projets situés dans une zone régie par un PLU intercommunal (PLUi), la complexité est accrue : les règles de zone varient parfois sensiblement entre communes membres d’un même établissement public de coopération intercommunale.

    L’analyse préventive permet d’identifier les points susceptibles de motiver un refus de l’administration ou d’alimenter un recours tiers. Elle permet aussi de repérer les leviers de négociation avec l’instructeur pendant la procédure, avant que la décision ne soit prise.

Questions Fréquentes

Quel avocat choisir pour un permis de construire ?

Pour un professionnel du BTP ou de la promotion immobilière, le choix repose sur des critères précis. Une bonne connaissance en droit de l’urbanisme est nécessaire, mais insuffisante si elle n’est pas doublée d’une maîtrise du droit de la construction : les deux se croisent régulièrement dans les dossiers complexes. La connaissance des règles locales (PLU, PLUi, servitudes, pratiques des juridictions administratives locales) est déterminante. La capacité à intervenir en urgence dans le cadre d’un référé suspension l’est tout autant pour un opérateur dont le chantier est exposé. Un cabinet spécialisé qui travaille exclusivement avec des professionnels du secteur intègre les enjeux financiers dans l’évaluation de la stratégie juridique.

Quelles règles d’urbanisme régissent mon projet ?

Les règles applicables résultent de plusieurs sources normatives qui s’articulent entre elles. Le plan local d’urbanisme fixe les règles de zone (hauteur, emprise, prospect et destination des constructions). Le code de l’urbanisme pose les règles nationales supplétives qui s’appliquent en l’absence ou en complément des dispositions locales. Les servitudes d’utilité publique s’imposent indépendamment du zonage : classement aux monuments historiques, protection de captage d’eau, zone de bruit aéroportuaire. Ces règles varient d’une commune à l’autre et, au sein d’une même commune, d’une zone à l’autre. Leur interprétation peut elle-même faire l’objet d’un contentieux lorsque l’administration et l’opérateur divergent sur le sens d’une disposition.

Quels problèmes peuvent survenir après un permis ?

L’obtention du permis n’écarte pas tous les risques. Un recours tiers peut être déposé pendant le délai d’affichage sur le terrain ; si cet affichage est irrégulier ou interrompu, le délai ne court pas et le permis reste attaquable. La non-conformité des travaux par rapport au permis accordé peut entraîner une mise en demeure de régularisation. La péremption constitue un autre risque concret : si les travaux ne débutent pas dans les trois ans suivant la délivrance, ou s’ils sont interrompus plus d’un an, le permis est caduc. Enfin, le contrôle de conformité à l’achèvement peut révéler des écarts que l’opérateur devra corriger avant toute commercialisation.

Puis-je construire pendant le délai de recours ?

Juridiquement, oui. Le permis de construire est exécutoire dès sa délivrance, sans attendre l’expiration du délai de recours des tiers. L’opérateur peut commencer les travaux dès l’affichage réglementaire du permis sur le terrain. Mais si un tiers obtient une suspension en référé, les travaux doivent cesser immédiatement, quand bien même le chantier aurait avancé de plusieurs semaines. Construire avant la purge des recours, c’est construire sous condition judiciaire. La décision appartient à l’opérateur, mais elle doit être prise en intégrant l’exposition au risque de suspension et son impact sur les délais et les coûts de l’opération.

Un recours tiers suspend-il les travaux en cours ?

Non. Le dépôt d’un recours contentieux ne produit aucun effet suspensif automatique. Les travaux peuvent légalement se poursuivre pendant toute la durée de la procédure au fond. La suspension n’intervient que si le juge des référés la prononce expressément, sur demande du requérant. Pour obtenir cette ordonnance, ce dernier doit démontrer un doute sérieux sur la légalité du permis et une situation d’urgence. Si ces conditions ne sont pas réunies, la demande est rejetée. Si l’ordonnance est prononcée, elle est immédiate. Maître Marie SIMOES intervient pour résister à ces demandes et préserver la continuité du chantier lorsqu’elles sont infondées ou insuffisamment étayées.

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